Les peuples de la foret
Posté le 10.01.2008 par erzy
Les Amazones
Les Amazones étaient dans l'antiquité des femmes sauvages, vivant dans l'obscurité des forets et formant des communautés guerrières fort redoutées des autres peuples. Leur nom vient de "Mazos, mamelle", précédée du a privatif : "Amazone" signifie "privée d'un sein", car ces femmes n'hésitaient pas à procéder à l'ablation de leur sein droit pour ne point êtres gênées lorsqu'elles tiraient à l'arc.
Elles s'accouplaient avec des hommes des pays voisins et après avoir accouché, leur renvoyaient les enfants mâles, ne conservant que les filles.
En dehors de leur art de la guerre, les Amazones pratiquaient la magie, et étaient capables de paralyser les hommes par le simple pouvoir de leur pensée. Ces guerriers farouches, contre lesquelles s'unirent les Hittites, les Mitanniens et les Achéens pour mieux les exterminer, portaient en guise de talisman une ceinture qui leur avait été donnée par Mars ou Arés, le dieu de la guerre.
Les Banshies
Banchees, bean sidhe, la fée des collines "Irlande", bean nigne, la laveuse du gué, caoineag, la pleureuse "Ecosse"
En Ecosse et en Irlande, la Banshie ou Banshee est une fée ou une revenante attachée à certains clans de souche ancienne, qui apparait en poussant d'horribles hurlement pour annoncer le décès prochain du seigneur ou de l'un des menbres de la famille à laquelle elle est liée.
Pour qui le connait, le cri de la Banshie est si terrifiant qu'il glace le sang dans les veines et blanchit prématurément les cheveux de celui qui l'entend. On dit qu'il rappelle tout à la fois le hurlement du loup, le cri d'une oie sauvage, les pleurs d'un enfant abandonné et les plaintes d'une femme en train d'accoucher. De plus il est si puissant qu'il est capable de réveiller le dormeur le plus récalcitrant et de couvrir le vent le plus violent.
En Irlande la Banshie apparait souvent sous forme d'une femme à la longue chevelure hirsute, vêtue d'une robe verte et d'un manteau gris. A force de pleurer ses yeux sont rouges sang.
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Posté le 11.01.2008 par erzy
Les Centaures
Hommes-chevaux, dans l'antiquité grecque les Centaures ont le bas du corps d'un cheval et le torse et la tête d'un homme. Ils vivaient en Thessalie puis dans le Péloponnése. Le plus célèbre d'entre eux fut Chiron, renommé pour sa sagesse il fut l'instructeur du héros Héraklés ou Hercule.
Ovide raconte la guerre menée par les Centaures contre le peuple des Lapithes, le roi Pirithoüs avait invité les Centaures à son mariage pour conclure la paix avec eux; mais les hommes-chevaux s'enivrèrent, déclenchèrent une bagarre et enlevèrent les femmes présentes, dont la reine elle-même! Au cours du combat qui s'ensuivit de nombreux Centaures furent tués.
Alliant en eux la force, la lubricité et le goût pour le vin, les Centaures n'honorent que deux Dieux : Eros, dieu de l'amour et Dionysos, dieu du vin et de l'ivresse divine.
Les Dames Blanches
Ces dames toujours vêtues de blanc sont tantôt considérées comme des fées bienfaisantes et espiègles, tantôt comme des fantômes de nobles châtelaines mortes en tragiques circonstances, qui reviennent sur les lieux où elles vécurent pour protéger leurs descendants ou les prévenir de leur trépas futur, comme les Banshies d'Irlande et d'Ecosse.
Généralement bienveillantes, ces dames blanches de tiennent souvent près des calavires. Elle remettent les voyageurs égarés sur le bon chemin, apportent à manger aux bergers esseulés ou viennent tenir compagnie aux enfants perdus dans les bois, elles peuvent aussi apparaitrent dans les écuries.
Elle tiennent dans leurs mains des chandelles allumées dont elles laissent tomber la cire sur le crin des chevaux, avant de les peigner et les tresser. D'autres fois ces Dames Blanches se plaisent à conduire les passants au bord des précipices ou elles les poussent sans ménagement.
Plus récemment, les dames Blanches ont pris l'apparence d'auto-stoppeuses fantômes se montrant aux automobilistes au bord des routes, généralement à l'endroit ou un accident mortel s'est produit. De nombreux témoignages recueillis un peu partout depuis une vingtaine d'années semblent accréditer la permanence de ce spectre, considéré par ceux qui l'ont croisé comme une divinité protectrice.
Posté le 11.01.2008 par erzy
Les Dryades, Farfadets et les Faunes
Les Dryades
Les Dryades sont des nymphes qui président aux bois et aux arbres, plus particulièrement aux chênes. Elles ressemblent à de très belles jeunes filles dont les bras et les jambes dessiner des arabesques imitant le tronc d'un arbre.
Elles incarnent la force végétatives des forets, contrairement aux Hamdryades, qui font corps avec un arbre en particulier, les Dryades errent en liberté, dansent en rond autour des chênes et peuvent même épouser des humains.
Les Hamadryadessont des nymphes des bois qui naissent avec un arbre et meurent avec lui, contrairement aux Dryades qui survivent à la destruction de leurs protégés.
Les Farfadets
Fadets, Fradets, Frérots, Follets, Foulets, Ferrés, Fols, Furseys, Folatons, Foletti, Farfarelli(Italie), Bouquins(pays de galles), Caraquins(Ecosse), Perchevins(Ile de Man)
Les Farfadets sont des esprits follets de la forêt dont le nom dérive de "fade", "fée" bien qu'ils n'aient que peu de relation avec celles-ci.
Comme le s lutins, avec lesquels on les confond parfois, les Farfadets s'occupent volontiers des chevaux, dont ils frisent et emmêlent les crinières et sont généralement serviables.
Il est difficile de les décrire car ils demeurent la plupart du temps invisible à moins qu'ils ne prennent des apparences animales.
On décrit le Farfadet comme un petit bonhomme ridé, fripé au teint brunâtre, haut d'un demi-mètre qui se promène nu ou vêtu de loques brunes. Les Farfadets des montagnes n'ont ni doigts ni orteils et ceux des plaines manquent de nez. Le Farfadet joue souvent le rôle d'un esprit servant, lorsqu'il s'attache à une maison ou à une femme, il veille alors à terminer toutes les tâches que les domestiques n'ont pas eu le temps de faire et puni ces derniers en leur assenant une volée de bâton. En échange le Farfadet ne demande rien d'autre à ses maîtres qu'un bol de crème ou de bon lait avec un gâteau au miel, il ne faut en aucun cas essayer de lui donner plus car le farfadet alors ce froisse et s'en va.
Les Faunes
Chèvre-pieds, Egipans, Satyres, Silène(satyres vieillissants), Serim(démons velus, dans l'ancien testament), Sylvains
Divinités rustiques dans l'antiquité romaine, les Faunes sont les compagnons de Fanus, dieu protecteur des troupeaux et des bergers. Les Faunes sont représentés avec des corps velus, de longues oreilles pointues, des yeux étirés sur les tempes, des cornes et des pieds de chèvre ou de bouc.
Ils s'apparente aux satyres, mais avec des traits moins hideux, une figure plus gaie et moins de brutalité.
Les Sylvains et leurs compagnes les sylvaines sont des habitants des bois et des forets. Ils se rapprochent beaucoup des Faunes, Satyres et chèvre-pieds, leur dieu est Sylvain, fils de saturne ou Faunus.
Les chèvres-pieds, quand à eux sont des hommes à t^te de chèvre, ces êtres, petits et difformes, portaient une ou deux cornes en guise de cheveux. Les chèvres-pieds forment en réalité une variété de Sylvains, de Faunes ou de Satyres.
D'apparence assez proche de celle des Faunes et plus sauvages, les Satyres représente les divinités rustiques de l'antiquité grecque. Hommes velus à cornes, oreilles, queue, cuisses et pieds de chèvre, ils sont pourvus de membres virils aux dimensions impressionnantes.
Posté le 12.01.2008 par erzy
Les Fées
Fata, Fades, Fadas, Fayes, Fays, Fairies, Bonnes Dames, gentes demoiselles, Féetauds.
Créatures merveilleuses d'apparence féminine, dotées de pouvoirs surnaturels et généralement bienveillantes, les fées ont le pouvoir d'exuacer les voeux des mortel, de protéger, voire de combler les nouveau-nés de dons en se penchant sur leurs berceaux. Mais elles peuvent aussi se révéler maléfiques et destructrices, s'apparentant dans ce cas d'avantage aux sorcières.
Le mot fée viens du mot latin "Fata" dérivé de "Fatum" destin, une autre étymologie fait dériver fée du latin "Fari", prophétiser qui à ensuite donné "Faer", enchanter, charmer.
Les Fées vont généralement par trois, comme jadis les fileuses du destin (Moires grecques, Parques latines ou Normes nordiques) dont chacune avait une fonction précise : la première nouait le fil de la vie des mortels en présidant à leur naissance; la deuxième le dévidait en intervertissant dans le destin des hommes; la troisième, enfin, le rompait en annonçant aux hommes leur mort prochaine, avant de les accompagner dans l'auh-dela, au séjour de l'éternelle jeunesse.
La première fonction de la fée est de prévoir les événements futurs. Mais elle ne se contente pas d'annoncer l'avenir; elle le détermine, l'influence au gré de ses caprices ou besoins de ses protégés. Elle est alors la marraine qui se penche sur les berceaux des nouveaux nés pour les combler de dons, comme en attestent de nombreux contes merveilleux. L fée est également magicienne, elle s'intéresse au sort des hommes, en accomplissant à leur profit, et parfois à leur désavantage, milles prodiges et actions surnaturelles.
LA fée, à enfin, pour rôle d'annoncer la mort des hommes et de les accompagner dans leur trépas. C'est la "mauvaise fée" ou la "fée oubliée" des contes merveilleux.
L'une des manifestations les plus fameuses de la présence des fées dans les forets est le rond, cercle, ou anneaux des fées, qu'elles laissent dans l'herbe après y avoir dansé des heures durant. Pénétrer à l'intérieur d'un cercle de fées peut s'avérer périlleux, car celui qui s'y risque est emporté dans une danse qui l'obligera à tourner jusqu'à l'épuisement total, voire la mort. On dit aussi que l'écoulement du temps en féerie est diffèrent du temps humain; la danse aura semblé durer quelques minutes à peine, mais en réalité elle aura duré plusieurs jours, voire plusieurs années ou plusieurs siècles.
Les fées se nourrissent avant tout des nourritures immatérielles, telles que parfum des mets, l'essence des choses, les filaments des nuages, l'étoffe des rêves, l'air du temps, les couleurs des saisons et la rosée du matin. Mais il est également dit qu'elle raffolent de certains aliments comme les baies rouges fraîchement cueillis, le pistil des fleurs, le lait de vache, le beurre, le miel et le safran.
Les muses : des bonnes fées ?
Dans la mythologie grecque, les muses sont les filles de Zeus et de Mnémosyne, la Déesse de la mémoire. Au nombre de neuf, elles président aux arts et aux sciences : Clio à l'histoire, Euterpe à la musique, Thalis à la comédie, Melpomène à la tragédie, Terpsichore à la danse, Erato à l'élmégie, Polymnie à la poèsie lyrique, Uranie à l'astronomie et Calliope à l'éloquence et à la poèsie héroïque. Elles habitaient avec Apollon le Parnasse, le Pinde et l'Hélicon.
Posté le 12.01.2008 par erzy
Les Feux Follets
Ignis Fautuus, Jack with the lantern, Will o' the wisp (Anglette), Pwca, Pooka (pays de galles)
Les Feux Follets apparaissent sous la forme de petites flammes, de flammeroles, de boules de feu ou d'émanations phosphorescentes qui se manifeste la nuit, notamment durant la période de l'avent, dans les forêts désertes, près des tombes des cimetières ou au-dessus des marécages. Contrairement aux Follets et Folletti, que l'on chasse avec des farfadets, les Feux Follets sont des âmes en peine réclamant des prières pour sortir du purgatoire, des âmes d'enfants morts sans baptême ou des esprits malfaisants qui cherchent à conduire les passants au fond des étangs ou au bord des précipices.
Pour se débarrasser des Feux Follets il suffit de signer ou de planter une aiguille en terre. LEs Feux Follets doivent passer à travers le chas, et l'on peut mettre à profit ce délai pour s'enfuir. Pour échapper aux Feux Follets des étangs, il faut jeter une pierre dans l'eau. Pérsuadés qu'ils sont arrivés à leur fins, les Feux Follets se précipitent alors dans l'onde en ricanant.
Posté le 10.01.2008 par erzy
Les Peuples de la Forêt
Chapitre II
Amazones, Banshies, Centaures, Dames blanches, Dryades, Farfadets, Faunes, Fées et Feux follets
Les peuples de la forêt sont nés dans la sylve sauvage et primordiale qui jadis recouvrait les continents d'un maillage serré d'arbres, dans lequel nul humain n'aurait osé s'aventurer sans précautions. Car si les voyageurs et promeneurs qui s'égarent dans les bois n'en reviennent souvent pas, c'est parce qu'ils risquent d'y croiser à leurs dépens ces divinités de la nature, parfois bienveillantes-comme les fées-souvent taquines-comme les farfadets-parfois hostiles-comme les amazones, les feux follets ou les satyres.
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